Protected Areas and World Heritage Programme |
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Lignes directrices pour les catégories de gestion des aires protegée |
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RESERVE NATURELLE DES ILES SNARES, Nouvelle-Zélande Désignation nationale Déclarées à l'origine "réserve à fonction de phare", les îles Snares ont été classées en 1961 en vue de la préservation de leur faune et de leur flore. Les îles ont été automatiquement classées réserve naturelle en 1978 avec l'entrée en vigueur de la Loi de 1977 sur les réserves. La superficie totale de la réserve est de 328 ha; elle couvre les îles et les eaux environnantes. Base légale de la gestion Aux termes de la Loi sur les réserves, l'établissement d'une réserve naturelle a pour but de protéger et de préserver à perpétuité la flore et la faune indigènes ou les caractères naturels de grande rareté, ou présentant un intérêt ou une importance scientifique ou un caractère unique justifiant une protection et une préservation d'intérêt public. Gestion in situ Les objectifs fixés dans le plan d'aménagement sont conformes aux conditions statutaires définies dans la Loi sur les réserves. Le but fixé est de maintenir les valeurs naturelles et les particularités de la réserve tout en conciliant les activités d'aménagement nécessaires et l'utilisation de la réserve dans le cadre des réseaux national et international d'aires protégées. La recherche est autorisée à condition qu'elle n'ait pas d'effets préjudiciables permanents sur les populations de plantes ou d'animaux ou sur les relations communautaires. Le prélèvement de spécimens à des fins scientifiques est généralement interdit. L'entrée est autorisée aux fins de la recherche scientifique et de la gestion, et contrôlée par la délivrance de permis. Les touristes n'ont pas accès aux îles. Quelques bornes d'amarrage sont réservées aux pêcheurs mais leur nombre sera progressivement réduit afin de limiter le risque d'introduction de rongeurs dans les îles. L'organe de gestion coopère avec le ministère de la Défense à la surveillance, à l'application de la loi et aux aspects d'appui de la gestion de la réserve. Géographie Les îles Snares se situent à 209 km au sud-ouest de Bluff, île du Sud. Il y a un groupe d'îles principal dont l'île du Nord-Est (280 ha) est la plus vaste, et un chapelet d'îlots rocheux au sud-est, connu sous le nom de Chaîne de l'Ouest. Toutes les îles sont bordées de falaises abruptes, sauf sur les côtes orientales. Valeurs pour la conservation de la nature Les îles Snares présentent un intérêt scientifique considérable et sont un sanctuaire insulaire des plus importants au monde. Leur végétation n'a pratiquement pas été modifiée par l'activité humaine. Les Snares comptent parmi les rares îles au monde où aucun mammifère n'a été introduit. On estime à six millions leur population d'oiseaux de mer à l'époque de la reproduction. Le gorfou à huppe des Snares est au nombre des oiseaux endémiques; il y a trois espèces endémiques d'oiseaux terrestres. Valeurs sociales et culturelles Même aux temps préhistoriques, la présence humaine n'a jamais été permanente. Une équipe de quatre chasseurs de phoques a été abandonnée sur les îles de 1810 à 1818. Motifs du classement dans la Catégorie Ia (Réserve naturelle intégrale) Les Snares, îles subantarctiques à l'état pratiquement originel et libres de mammifères introduits, ont une importance considérable. Elles sont strictement protégées afin de préserver les populations animales et végétales et les processus naturels. La recherche et la surveillance continue sont autorisées, à condition qu'elles n'aient pas d'effets préjudiciables à long terme, afin de mieux comprendre les processus naturels. Il n'y a pas d'accès pour les touristes. PARC NATIONAL DES SUNDARBANS1, Inde Désignation nationale Les Sundarbans ont été déclarés parc national en 1984 dans le cadre de la Loi de 1972 (de protection) des espèces sauvages. Le parc, d'une superficie de 133.010 ha de terres et de mer, est propriété de l'Etat du Bengale-Occidental. Base légale de la gestion Dans cette aire déclarée d'importance écologique en vertu de la Loi de 1972 (de protection) des espèces sauvages, les espèces sauvages et l'environnement sont protégés; le gouvernement de l'Etat est investi des droits sur le parc. La destruction, l'exploitation et le prélèvement de toutes espèces sauvages ou de leurs habitats sont interdits sauf autorisation et sous réserve que ce soit dans l'intérêt des espèces. Gestion in situ Le parc comprend la zone centrale strictement protégée de la réserve de tigres des Sundarbans (258.500 ha), totalement interdite à toutes formes d'activité, y compris le tourisme, et une zone tampon à utilisation multiple, soumise à la délivrance de permis. Géographie Les Sundarbans couvrent un million d'hectares de mangroves dont 40% sont situés en Inde et le reste au Bangladesh. La région fait partie du plus vaste delta du monde (huit millions d'hectares) formé par les sédiments déposés par trois fleuves (le Gange, le Brahmapoutre et la Meghna). Un réseau dense de voies d'eau sillonne la région. Du côté indien, les Sundarbans sont pratiquement coupés des principales sources d'eau douce depuis au moins 600 ans. Les voies d'eau sont largement alimentées par la marée diurne. Valeurs pour la conservation de la nature Les Sundarbans comptent parmi les plus vastes régions de mangroves subsistant encore dans le monde; ils ont une faune et une flore riches et uniques. Leur population de 270 tigres est la plus nombreuse de l'Inde. Les mangroves protègent les régions intérieures contre les ravages des cyclones qui sévissent dans la baie du Bangale; elles sont le principal vivier de crevettes de toute la côte orientale de l'Inde et un lieu de frai pour les poissons et les crustacés. C'est le seul habitat du bassin inférieur du Bengale subsistant encore pour diverses espèces animales. La faune a perdu de sa diversité depuis un siècle à la suite des travaux d'assainissement réalisés pour permettre l'agriculture, et de l'augmentation de la salinité due aux plans d'irrigation réalisés dans le cours supérieur du Gange. Valeurs sociales et culturelles Le bloc forestier de Baghmara renferme les ruines d'une ville construite par une communauté marchande entre le 3e et le 4e siècle de notre ère. Bien plus tard, les Sundarbans ont constitué un refuge face à la progression des armées du roi moghol Akbar. La réserve de tigres est aujourd'hui complètement inhabitée mais plus de 35.000 personnes prélèvent chaque année du bois d'oeuvre, du bois de feu, du miel et d'autres produits forestiers et pêchent dans la zone tampon entourant le parc. Motifs du classement dans la Catégorie Ia (Réserve naturelle intégrale) Le parc national est une vaste région strictement protégée de mangroves non modifiées, représentatives du vaste écosystème des Sundarbans. Elle est libre de toute intervention humaine et l'accès en est interdit au public. La recherche scientifique y est autorisée. 1La plupart des parcs nationaux indiens autorisent le tourisme et remplissent donc les conditions d'inclusion dans la Catégorie II de gestion de l'UICN. Le parc national des Sundarbans est l'une des rares exceptions. AUTRES EXEMPLES DE SITES CLASSES DANS LA CATEGORIE Ia RESERVE BIOLOGIQUE DE CABO BLANCO, Costa Rica Située à la pointe la plus australe de la péninsule de Nicoya et comprenant l'île de Cabo Blanco, cette réserve protège une importante forêt primaire et des écosystèmes insulaires sur 1172 ha de la côte du Pacifique. Dans le cadre de la Loi de 1990 sur la réforme forestière, elle prévoit la conservation des espèces et des habitats et autorise la recherche. La réserve est totalement protégée de toute activité humaine autre que la recherche scientifique. RESERVE NATURELLE STRICTE DU MONT NIMBA, Guinée Comprenant 13.000 ha de l'"épine dorsale guinéenne", le mont Nimba, formation géologique s'élevant à 1000 m au-dessus du paysage environnant, revêt une importance internationale par sa flore et sa faune rares et endémiques. L'Ordonnance No 007/ République de Guinée/SGG/90 prévoit la protection totale du site en tant que réserve naturelle intégrale et son maintien dans un état non perturbé. La recherche scientifique y est autorisée. La réserve naturelle intégrale constitue la zone centrale de la réserve de la biosphère du mont Nimba. SITE D'INTERET SCIENTIFIQUE PARTICULIER DU NORD-EST DE LA PENINSULE DE BAILEY, Territoire du Traité de l'Antarctique Le nord-est de Bailey est une petite région rocheuse (100 ha) du Territoire australien de l'Antarctique, riche en communautés de mousses, d'hépatiques et de lichens. Classé Site d'intérêt scientifique particulier dans le cadre des Mesures agréées pour la conservation de la faune et de la flore de l'Antarctique du Traité sur l'Antarctique (1960), il est strictement protégé aux fins de la recherche scientifique. Selon le plan de gestion, l'accès au site n'est autorisé que pour la recherche scientifique et limité aux routes d'accès existantes. L'atterrissage d'hélicoptères est autorisé. Le stockage et l'utilisation de tous produits sont interdits. RESERVE NATURELLE D'ETAT DE REPETEK, Turkménistan Couvrant 34.600 ha de désert, la réserve de Répéték, avec sa flore et sa faune incluant des espèces endémiques hautement spécialisées, adaptées aux sables mouvants, est représentative du Karakum oriental. Répéték est strictement protégé afin d'en sauvegarder les écosystèmes désertiques et les espèces qui y sont associées, et pour permettre la recherche scientifique dans le cadre des Principes de la législation foncière. La réserve comprend une zone centrale de 15.000 ha, totalement protégée contre les perturbations, et une zone tampon pilote de 19.600 ha où l'activité pastorale est autorisée à des fins expérimentales. L'accès est interdit au public. La Station de recherche du désert de sable de Répéték a été établie en 1928. Exemple de site de la Catégorie Ib ZONE DE NATURE SAUVAGE DE KOOTZNOOWOO, Etats-Unis d'Amérique Désignation nationale La plus grande partie (95%) de l'île de l'Amirauté a été classée monument national par Proclamation présidentielle N. 4611, 1978. En 1980, 97% du monument national était désignés "zone de nature sauvage" par la Loi d'Alaska sur la conservation des terres d'intérêt national; les 3% restants étaient déclarés monument non naturel afin de permettre l'exploitation d'une mine importante. Aux termes de la Loi de 1990 sur l'aménagement du territoire du monument national de l'île de l'Amirauté, le site changeait de nom et devenait "Zone de nature sauvage de Kootznoowoo. Le territoire est propriété de l'Etat fédéral. Base légale de la gestion La gestion du monument national, qui met l'accent sur la recherche et la vulgarisation des ressources importantes, est soumise aux mandats plus restrictifs prescrits par la Loi de 1964 sur la nature sauvage et la Loi d'Alaska sur la conservation des terres d'intérêt national. La première autorise la population américaine à jouir des lieux en préservant la nature sauvage pour l'avenir et prévoit la protection de la nature et la préservation de son caractère sauvage. La seconde loi, moins stricte, autorise la poursuite des utilisations et des modes de vie traditionnels, interdits auparavant. Gestion in situ L'objectif global est de maintenir un environnement essentiellement préservé de l'influence humaine. L'administration de l'aire incombe au Service forestier des Etats-Unis. Seule l'exploitation ne respectant pas les lois en vigueur et les activités causant des dégradations importantes sont interdites. Le plan d'aménagement divise le site en quatre catégories d'aires de loisirs allant des zones primitives (reculées, non exploitées et inaccessibles) aux zones semi-primitives (aires développées offrant des conditions de confort pour découvrir la nature sauvage). L'aménagement des activités humaines est spécifié pour toutes les ressources biologiques et culturelles. Géographie L'île de l'Amirauté est située au sud-est de l'Alaska. Au centre, se trouvent les lacs de l'Amirauté. L'île est montagneuse au nord et au sud. Valeurs pour la conservation de la nature L'île abrite une forêt tempérée humide le long de la côte du Pacifique. La forêt se compose principalement de conifères sempervirents, de tsugas de l'ouest et de sitkas, mêlés à des communautés de tourbières. La toundra alpine commence à 1000 m d'altitude et compte plusieurs espèces uniques. L'île abrite 900 couples reproducteurs de pygargues à tête blanche, la plus forte densité en Amérique du Nord, et la plus importante population d'ours bruns d'Alaska. Valeurs sociales et culturelles Il n'y a qu'un village d'Indiens indigènes dans le Kootznoowoo, habité par quelque 800 Tlingits. Motifs du classement dans la Catégorie Ib (Zone de nature sauvage) Kootznoowoo est une vaste zone de nature sauvage pratiquement inhabitée et protégée, constituée de montagnes, de forêts et d'habitats côtiers offrant des possibilités de solitude et d'activités dans des conditions de confort rudimentaire, sans restriction géographique. Les seules activités autorisées sont celles qui ne compromettent pas le caractère sauvage du site. Kootznoowoo a une superficie suffisante pour que sa préservation soit possible (le minimum légal, aux termes de la Loi sur la nature sauvage est de 2500 ha). RESERVE NATURELLE DU NORD-EST DU SVALBARD, Norvège Désignation nationale La région a été classée réserve naturelle en 1973 par Décret royal conformément aux dispositions de la Loi de de 1975 sur le Svalbard. L'ensemble, terre et mer, totalisant 1,9 million d'hectares, est propriété de l'Etat norvégien. Base légale de la gestion Aux termes des Décrets royaux du 1 juin et du 11 octobre 1973 concernant l'Etablissement de sanctuaires d'oiseaux et de vastes aires de conservation dans le Svalbard, la chasse, le chalutage, la construction, l'exploitation minière et autres activités perturbant le terrain ou dérangeant le milieu naturel sont interdits. L'utilisation de véhicules et l'atterrissage sont interdits. La recherche scientifique peut être autorisée à condition de ne pas être contraire aux buts de la réserve. Gestion in situ La réserve naturelle est si éloigné que la protection active nécessaire est minime mais une réglementation a été édictée par précaution contre d'éventuels impacts futurs. La réglementation arrêtée par le gouverneur en 1985 interdit toute circulation à Kong Karls Land. Géographie Le nord-est du Svalbard inclut les îles de Nordaustlaudet, Kvitoya et Kong Karls Land et les eaux territoriales autour de ces îles, situées dans le nord-est de l'archipel. La dérive nord-atlantique du Gulf Stream maintient les eaux côtières libres de glace en été. Valeurs pour la conservation de la nature La végétation est caractéristique de la toundra du haut Arctique; plusieurs espèces végétales d'Europe sont à la limite la plus septentrionale de leur aire de répartition. La réserve est appréciée pour son caractère sauvage et ses grands mammifères, notamment l'ours polaire, le morse et le renne. C'est dans cette région de l'archipel qu'on trouve le plus de d'abris d'ours polaires. Valeurs sociales et culturelles L'homme vit dans la région depuis au moins 400 ans. La réserve est pratiquement inhabitée. Du fait de l'éloignement, l'influence humaine est limitée. La pêche à la crevette au chalut se pratique dans les eaux territoriales mais elle est limitée à une profondeur minimale de 100 m. Motifs du classement dans la Catégorie Ib (Zone de nature sauvage) Le nord-est du Svalbard est une vaste région sauvage, écologiquement discrète et protégée, de l'écosystème arctique. L'intervention humaine y est minime du fait de l'éloignement. Les dispositions de protection autorisent l'accès discret aux fins de la recherche scientifique et des loisirs, sous réserve que ces activités n'altèrent pas le milieu naturel. ZONE DE NATURE SAUVAGE DE TASMAN, Nouvelle-Zélande Désignation nationale Tasman a été déclaré zone de nature sauvage en 1988 en application de la Loi de 1987 sur la conservation; elle est propriété de l'Etat. Le site de 86.946 ha est entouré d'une zone tampon de 421.000 ha, le parc forestier du nord-ouest de Nelson. Base légale de la gestion La Loi de 1987 sur la conservation, la Loi de 1980 sur les parcs nationaux et la Loi de 1977 sur les réserves prévoient la protection d'zones de nature sauvage en l'état, sans infrastructure commerciale ou récréative et sans la construction de routes, d'abris, de ponts ou d'accès aux véhicules, aux bateaux motorisés ou aux avions. Toutes les espèces sont strictement protégées. Le public est autorisé à y mener les activités de loisirs appropriées. Gestion in situ Tasman est géré selon la politique relative à la nature sauvage décidée par le gouvernement néo-zélandais. Les prescriptions sont énoncées dans le plan d'aménagement du parc forestier du nord-ouest de Nelson. Le Département de la conservation est autorisé à utiliser des hélicoptères pour effectuer des opérations de recherche et de sauvetage et pour limiter l'effectif des espèces exotiques qui menaceraient la faune et la flore indigènes. Des spécimens peuvent être prélevés à des fins scientifiques. Géographie L'zone de nature sauvage de Tasman est une région montagneuse granitique accidentée située au nord-ouest de l'île du Sud à une altitude comprise entre 1500 m et 1700 m. Les montagnes sont coupées de cours d'eau et de gorges profondes rendant les déplacements difficiles. La limite des arbres, à 1300 m, est particulièrement nette et marque l'altitude maximale de la forêt de montagne à Nothofagus, hêtres argentés et hêtres à feuilles persistantes. Au-dessus de la limite des arbres se trouvent de vastes prairies et des formations herbeuses subalpines, le "tussock". La neige fond en été mais au-dessus de la limite des arbres, elle persiste au printemps. Valeurs pour la conservation de la nature Le site se trouve dans l'un des principaux centres de diversité biologique et géologique de Nouvelle-Zélande et abrite de nombreuses espèces endémiques, plantes et invertébrés. Au nombre de ces derniers se trouvent les escargots géants et les wetas (crickets) géants. Des oiseaux endémiques ont disparu des régions de basse altitude, notamment le grand kiwi, le kaka, le faucon de Nouvelle-Zélande, le xénique des roches, le canard bleu et le canard à tête ocre. Valeurs sociales et culturelles Tasman, la plus vaste zone de nature sauvage du nord de l'île du Sud, joue un rôle important, offrant le défi recherché par les visiteurs venus de la région et d'ailleurs en quête d'aventure et d'exploration. La région limitrophe, où coule la rivière Karamea, attire les amateurs de descente en radeau et les pêcheurs de truites, ainsi que les chasseurs de cerfs exotiques. Des randonnées de deux semaines sont organisées pour traverser à pied des zones sans chemins. Motifs du classement dans la Catégorie Ib (Zone de nature sauvage) Tasman est une vaste zone de nature sauvage située dans la région montagneuse accidentée de Tasman. L'aire est protégée et maintenue à l'état naturel, sans développement. Le public peut y accéder pour y pratiquer les formes de loisirs appropriées. RESERVE NATURELLE D'ETAT DU GRAND ARCTIQUE, Russie Avec ses 4,2 millions d'hectares de toundra, le Grand Arctique est considéré comme la plus vaste région sauvage du monde; la réserve est située dans la péninsule de Taimyr au nord de la Sibérie. Elle est habitée par 4000 Dolgans et Nganasans qui vivent de la chasse, de la pêche et de l'élevage de rennes. Il est prévu que le tourisme fasse partie de l'économie locale. Déclarée réserve naturelle d'Etat en application de la Loi de 1981 sur la protection et l'utilisation de la faune et de la flore sauvages, le Grand Arctique sera préservé à l'état naturel, non modifié par l'homme. Le développement et l'accès aux véhicules sont interdits. La recherche scientifique et le tourisme en faible densité sont autorisés, de même que l'élevage traditionnel des rennes. AIRE NATIONALE DE NATURE SAUVAGE DU COL DE L'OURS POLAIRE, Canada Le col de l'Ours polaire englobe 81.000 ha du haut Arctique canadien. Situé sur l'île de Bathurst, la région est peu accessible et non perturbée. La présence de fortes concentrations d'oiseaux et de mammifères et la diversité de la flore font du col de l'Ours polaire une oasis de l'Arctique. Classé aire nationale de nature sauvage en application de la Loi canadienne de 1973 sur les espèces sauvages, l'aire offre des possibilités de loisirs et d'éducation. Le Service canadien chargé des espèces sauvages et les autorités autochtones collaborent à la gestion du site. |
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