Protected Areas and World Heritage Programme |
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Lignes directrices pour les catégories de gestion des aires protegée |
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Exemple de site de la Catégorie II PARC NATIONAL DE CANAIMA, Venezuela Désignation nationale Canaima a été classé parc national en 1962 en application de la Loi forestière de 1943 sur les terres et l'eau. Il couvre à présent trois millions d'hectares de la région de Gran Sabana et du cours moyen du Río Caroní. La terre est propriété de l'Etat vénézuélien bien que les occupants traditionnels, les Pemón, revendiquent le droit à la terre. Base légale de la gestion Les dispositions prises dans le cadre de la Loi organique de 1983 sur la planification de l'aménagement du territoire en vue de l'établissement d'un parc national incluent la protection de Canaima en tant qu'aire naturelle non affectée par l'homme où les loisirs, l'éducation et la recherche sont encouragés. La chasse et le prélèvement d'espèces sauvages sont interdits. Gestion in situ Les objectifs formulés dans le plan d'aménagement prévoient des dispositions en vue d'une production agricole indigène strictement réglementée. Le tourisme est encouragé mais limité à certaines régions. Géographie Canaima inclut les hautes terres du Gran Sabana et les tepuis (montagnes tabulaires) orientaux dans la chaîne de Roraima, ainsi que le plateau gréseux de Ciudad Bolívar, Auyán-Tepui et les basses terres du nord-ouest de Canaima. Une route principale partant de Ciudad Bolívar longe la limite orientale du parc, coupant le coin sud-est. Il n'y a pas d'autres routes revêtues dans le parc, dont la partie occidentale n'est accessible que par les airs. Valeurs pour la conservation de la nature Le bouclier guyanais, formé il y a quelque 600 millions d'années, présente une géomorphologie extraordinaire résultant de l'érosion. Gran Sabana est un plateau situé à une altitude comprise entre 800 m et 1500 m, d'où s'élèvent les tepuis jusqu'à une altitude de 2000 m au-dessus du plateau. Les tepuis sont des montagnes tabulaires, au sommet plat et aux pentes à presque 90o. Il y a de nombreuses chutes d'eau, notamment les chutes de l'Ange, les plus hautes du monde avec une chute libre de 1002 m. Le haut degré d'endémisme au sommet des tepuis font du Pantepui une entité biogéographique unique. Le Pantepui abrite 35 à 40 espèces ornithologiques dont la plupart vivent dans le parc. Valeurs sociales et culturelles Le parc englobe les affluents de la rivière Caroní qui approvisionne en eau Guri, la plus vaste station hydroélectrique du pays, source de 60% de l'énergie du pays. Avec une densité inférieure à un habitant au km2, le parc est peu peuplé, principalement par des populations indigènes. Divers groupes d'Amérindiens de la famille des Carib, connus collectivement sous le nom de Pemón, vivent depuis des siècles dans les forêts et les savanes. De nombreux Pemón gardent un mode de vie traditionnel d'agriculture sur brûlis, de chasse et de cueillette. Ils vendent aussi des outils et des objets d'artisanat. Le parc reçoit actuellement 100.000 visiteurs par an. Motifs du classement dans la Catégorie II (Parc national) Canaima offre des paysages d'une beauté exceptionnelle, au centre du bouclier guyanais, et présente des caractères géologiques, biologiques et culturels particuliers. C'est l'un des parcs nationaux les plus vastes de la région néotropicale; il est de taille suffisante pour permettre la conservation des écosystèmes représentatifs du bouclier guyanais. Le parc est protégé et des dispositions légales autorisent la recherche et les activités éducatives et récréatives; des droits sont conférés aux autochtones.
Désignation nationale Kakadu a obtenu le statut de parc national en trois étapes successives, de 1979 à 1987; des additions y ont été faites en 1989 et en 1991 en application de la Loi de 1975 sur les parcs nationaux et la conservation des espèces sauvages. Environ un tiers des 2.027.710 ha du parc appartiennent à deux Fondations pour les terres des Aborigènes; les terres sont louées à l'Agence australienne pour la conservation de la nature qui les gère en tant que parc national. Le reste du parc est propriété de l'Etat fédéral. Base légale de la gestion La Loi sur les parcs nationaux et la conservation des espèces sauvages fournit la base légale de la protection des régions naturelles, des paysages et de la faune et de la flore aux fins de la science, de l'éducation et des loisirs; six autres instruments légaux sont applicables au parc. Gestion in situ La gestion est supervisée par l'Agence australienne pour la conservation de la nature et un Conseil de gestion a majorité aborigène. Les propriétaires aborigènes sont largement consultés. La gestion se fonde sur les principes généraux suivants: autoriser les propriétaires aborigènes à exercer leurs droits; conserver les traits naturels et culturels; permettre au public d'apprécier le parc dans le respect des deux premiers principes; et promouvoir les valeurs du parc auprès des visiteurs. Géographie Situé entre les rivières Wildman et East Alligator dans le Territoire du Nord, Kakadu se trouve à 200 km à l'est de Darwin. Les conditions climatiques vont de la ceinture côtière humide influencée par le courant de Van Diemen aux régions intérieures plus sèches. Valeurs pour la conservation de la nature Kakadu abrite une part importante de la faune et de la flore australiennes, avec plus de 51 espèces de mammifères, 275 d'oiseaux, 75 de reptiles, 25 de grenouilles et plus de 55 espèces de poissons d'eau douce et d'estuaire. Cette faune extrêmement riche inclut 33% des espèces aviennes d'Australie et 25% de ses espèces ichtyologiques. Les zones humides sont des habitats importants pour l'hivernage d'échassiers d'Asie hors de l'époque de la reproduction. Plus de 1000 espèces végétales, représentant 13 communautés, ont été recensées lors d'études préliminaires. Valeurs sociales et culturelles La région est remarquable par la qualité et l'ancienneté de ses 1000 sites archéologiques dont certains remontent à 25.000 ans. Environ 3000 sites d'art rupestre ont été repérés dans le parc jusqu'à présent mais l'on estime qu'il pourrait y en avoir deux fois plus. Les sites excavés ont révélé les premiers établissements humains d'Australie et les plus anciens témoignages au monde de l'industrie de la hache à bord taillé. Le site est occupé depuis quelque 69.000 ans. De nombreux sites ont encore une importance religieuse pour le peuple aborigène. Certains mois, il y a plus de 40.000 visiteurs dans le parc. Motifs du classement dans la Catégorie II (Parc national) Le paysage spectaculaire de Kakadu reflète l'interaction géologique passée de l'Australie et de la Nouvelle-Guinée avec l'Asie, qui a abouti à une flore et à une faune exceptionnellement diverses. La région est relativement primitive; elle comporte un réseau fluvial, des reliefs et des habitats représentatifs et leurs espèces; elle est protégée à des fins scientifiques, éducatives et récréatives. Kakadu est un important site aborigène. Des dispositions ont été prises pour que les propriétaires terriens aborigènes puissent continuer d'exercer leurs droits.
PARC NATIONAL DE RAS MOHAMMED, Egypte Désignation nationale Ras Mohammed a été déclaré parc national marin par le Décret No 1067 en 1983. Par la suite, en 1989, il devait être classé parc national et agrandi; il couvre à présent 61.500 ha et englobe l'île de Tiran. C'est le plus vaste parc marin de la région. Base légale de la gestion Le site est protégé par la Loi présidentielle No 102 de 1983 sur les protectorats naturels et par le Décret No 1067 de 1983. La chasse et la pêche y sont interdites, de même que le prélèvement de tous matériaux ou la construction de bâtiments et de routes. Gestion in situ L'intensité et l'efficacité de la gestion in situ, fondée sur une série de plans d'aménagement, ont augmenté depuis 1988. Certaines parties du parc sont fermées au public; d'autres, accessibles par la route ou proches de bornes d'amarrage, sont prévues pour un tourisme intensif. Après des investissements initiaux considérables, le parc est maintenant financé par les entrées. Les gardes, à plein temps et hautement qualifiés, sont équipés de véhicules et de bateaux. Le camping est autorisé sur un seul petit site. Géographie Le parc national de Ras Mohammed se trouve à l'extrémité sud de la péninsule du Sinaï. La zone terrestre est dominée par des récifs fossiles soulevés, vieux de 75.000 à 20 millions d'années. En mer, il englobe les eaux peu profondes (95 m) du golfe de Suez à l'ouest, et le golfe d'Aqaba, d'une profondeur de 1800 m, au nord-est. Des récifs coralliens entourent la plus grande partie du site; en plusieurs endroits, le front du récif est vertical ou en surplomb d'une hauteur d'au moins 100 m. L'île de Tiran est dominée par des montagnes arides et bordée de petites zones de marais salants. Les récifs frangeants dominent la côte, avec quatre grandes zones de récifs dans le détroit de Tiran. Les marées et des courants puissants balaient des chenaux de 70 m à 1000 m de large entre les récifs et les îles. Valeurs pour la conservation de la nature Ras Mohammed est un milieu marin riche mais vulnérable, représentant l'une des rares zones de récifs coralliens et de forêts de mangroves protégées de la région. La relation entre les communautés de poissons pélagiques et les communautés des récifs coralliens caractéristiques du nord de la mer Rouge est intéressante et inhabituelle dans les eaux profondes du large. Tiran et les îles voisines abritent la deuxième colonie d'aigles pêcheurs au monde. Valeurs sociales et culturelles Pendant des siècles, les Bédouins ont pratiqué la pêche dans la région mais rares sont ceux qui s'adonnent encore à la pêche dans les limites du parc. Le parc est inhabité; l'on développe actuellement son potentiel touristique, notamment la plongée sous-marine. Chaque année, des dizaines de milliers de touristes venant des villes voisines visitent le parc; la plupart font de la plongée avec masque et tuba pour contempler les récifs coralliens. Motifs du classement dans la Catégorie II (Parc national) Ras Mohammed est un important site côtier comportant de vastes zones de récifs coralliens frangeants typiques du nord de la mer Rouge. On y trouve aussi les communautés de mangroves les plus septentrionales de l'Indo-Pacifique ouest. Vaste et inhabité, le parc jouit d'une protection légale et offre des possibilités de loisirs.
PARC NATIONAL DE TONGARIRO, Nouvelle-Zélande Désignation nationale Les sommets de Tongariro, Ngauruhoe et Ruapehu ont constitué le premier parc national de Nouvelle-Zélande, créé en 1894; la région du volcan central avait été auparavant offerte à la nation, en 1887. La Loi de 1922 sur le parc national de Tongariro établit le parc, qui couvre actuellement 79.596 ha de terres qui sont propriété de l'Etat. Base légale de la gestion Selon la Loi de 1980 sur les parcs nationaux, Tongariro doit être préservé dans un état aussi naturel que possible mais l'accès aux visiteurs est autorisé. Gestion in situ Les principaux buts de la gestion sont de préserver les paysages et les ressources naturelles, de promouvoir les valeurs naturelles, historiques et culturelles et d'offrir des possibilités de loisirs. Le parc est divisé en milieu naturel, deux zones de nature sauvage, trois aires de services et 18 sites uniques d'intérêt biologique ou géologique. Le développement du domaine skiable a été limité par zonage. Les Maoris ont un siège permanent au Conseil des parcs nationaux et réserves de Tongariro/Taupo afin que leurs intérêts soient défendus. La flore indigène a été réduite ou éliminée par des herbivores exotiques tels que le daim et l'oppossum. Des mesures ont été prises pour lutter contre l'envahissement des pins vrillés menaçant les communautés végétales indigènes. Géographie Tongariro occupe le plateau volcanique central de l'île du Nord dans les régions de Tongariro et de Wanganui. Le massif montagneux de Ruapehu, Ngauruhoe et de Tongariro, à une altitude de 500 m à 1500 m, est compris dans les limites du parc. Une zone distincte du parc, incluant le lac de Rotopounamu et les monts Pihanga et Kakaramea, se trouve à 3 km du parc principal dont elle est séparée par le lac Rotoaira. Valeurs pour la conservation de la nature Le lac de cratère de Ruapehu est unique par ses fréquentes éruptions et son environnement glacé. C'est un excellent exemple d'interaction entre le magma et le lac de cratère. Le parc contient aussi des dépôts résultant de l'éruption du Taupo, survenue il y a 1800 ans, la plus puissante jamais observée. Les habitats sont variés, allant de vestiges de forêts humides à des champs de glace pratiquement nus. La forêt humide de feuillus caducifoliés, la forêt de hêtres, la brousse et les touffes herbeuses du "tussock" sont les communautés prédominantes. Les vertébrés sont représentés essentiellement par les oiseaux, dont certaines espèces sont menacées, et les mammifères indigènes par deux espèces de chauve-souris. Valeurs sociales et culturelles Les Maoris vivent dans la région depuis leur arrivée de Polynésie. La mythologie identifie les montagnes du parc aux "tupuna", ancêtres semblables aux dieux. Jusqu'à ce que la terre soit offerte à la nation en 1887, la région était occupée par les Tu Wharetoa. Les tentatives européennes d'introduire l'élevage de moutons ont cessé vers 1920. Les activités de loisirs sont importantes pour l'économie locale. Motifs du classement dans la Catégorie II (Parc national) Tongariro est l'un des sites volcaniques les plus spectaculaires du Sud-Ouest du Pacifique, avec ses volcans composites les plus actifs au monde. Le parc est protégé afin de préserver les paysages et les ressources naturelles et pour offrir des possibilités de loisirs.
PARC NATIONAL DES LACS WATERTON, Canada Désignation nationale Waterton Lakes a été classé parc national en 1911. Le parc est protégé par la Loi de 1930 sur les parcs nationaux. Totalisant 50.000 ha, il est propriété de l'Etat fédéral et géré par Parks Canada, sauf 1648 ha de réserve de bois exploitée par le Blood Indian Band. En 1932, Waterton Lakes a été combiné avec le parc national Glacier, du Montana (E.-U.), pour former le premier "Parc international de la paix". Base légale de la gestion Dans le cadre de la Loi sur les parcs nationaux, le parc protège des phénomènes biologiques et des sites archéologiques importants tout en encourageant le tourisme, l'emploi local et la recherche scientifique. Les activités industrielles sont interdites. Gestion in situ Le parc a été divisé en zones1 en application du plan d'aménagement de 1978. Les zones de Classe I comprennent les sites uniques et bénéficient d'un haut niveau de protection. Les zones des Classes II et III permettent de préserver respectivement la nature sauvage et le milieu naturel. Les zones des Classes IV et V sont réservées respectivement aux activités de loisirs et aux centres de services aux visiteurs. Le pâturage, l'exploitation du bois et la pêche commerciale ne sont pas autorisés dans le parc. Géographie Le parc se situe à la frange orientale des Montagnes Rocheuses, près des chaînes de Clark et Border, dans le sud-ouest de la province d'Alberta. Une des caractéristiques frappantes du parc est la transition brutale entre la prairie et la montagne; l'absence de collines faisant office de contreforts montagneux souligne encore le contraste. Le relief dominant est d'origine glaciaire. Valeurs pour la conservation de la nature Waterton Lakes est un endroit riche en espèces, situé à l'intersection de plusieurs régions floristiques importantes. Quelque 870 espèces de plantes vasculaires, 182 de bryophytes et 218 de lichens ont été recensées. La petite zone de prairie est l'une des rares qui soient protégées dans le réseau canadien de parcs nationaux. Waterton Lakes est réputé pour l'abondance de sa faune et ses migrations saisonnières de grands ongulés. Valeurs sociales et culturelles Waterton Lakes est l'un des sites archéologiques les plus intéressants de l'Alberta; on y recense plus de 200 sites. Une station climatique très fréquentée se trouve dans le parc. En 1986, le parc a accueilli plus de 500.000 personnes. Motifs du classement dans la Catégorie II (Parc national) Avec le parc national Glacier contigu, situé dans le Montana (Etats-Unis), Waterton Lakes protège un écosystème important tout en permettant le tourisme.
1Ces zones (Classes I-V) n'ont aucun rapport avec les catégories d'aires protégées de l'UICN décrites dans les présentes lignes directrices.
AUTRES EXEMPLES DE SITES CLASSES DANS LA CATEGORIE II PARC NATIONAL KRUGER, Afrique du Sud Kruger est une vaste région d'habitats arides et semi-arides, d'une superficie de 1.948.528 ha. Le milieu naturel du parc est préservé des perturbations par la Loi No 57, de 1976, sur les parcs nationaux. Le parc contribue à un programme de recherche actif; son infrastructure est excellente et permet des activités de loisirs à grande échelle. Le plan d'aménagement prévoit des services de conservation, d'éducation et de loisirs dans certaines zones. Pour réduire au minimum les risques extérieurs, des clôtures sont entretenues le long du parc. PARC NATIONAL DE SAGARMATHA, Népal Sagarmatha est une vaste unité (114.800 ha) écologiquement discrète, d'importance géologique, écologique et culturelle. C'est, au niveau géologique, l'une des régions les plus intéressantes qui soient; sa nature sauvage et ses paysages sont remarquables, notamment l'Everest, point culminant de la planète. Créé en application de la Loi de 1973 sur les parcs nationaux et la conservation des espèces sauvages, Sagarmatha est un parc national à vocation de conservation, de gestion et d'utilisation des plantes, des animaux et des paysages. Certaines activités sont interdites, notamment celles préjudiciables aux plantes et aux animaux, ainsi que l'élevage et l'installation permanente. La gestion est axée sur la protection des bassins versants afin de sauvegarder les espèces sauvages et de préserver les intérêts des Sherpas, communauté résidente, et ceux des communautés vivant en aval. Le parc est divisé en zones centrales et autres zones autorisant le tourisme et l'exploitation des ressources indispensables aux Sherpas. La réglementation du parc ne s'applique pas aux 63 enclaves sherpas. L'agriculture et le pastoralisme sont encore pratiqués mais les chèvres ont été déplacées hors du parc afin de réduire le surpâturage. Le tourisme fait partie intégrante de l'économie locale. Le Comité consultatif du parc a mis en place un mécanisme de participation des résidents à la gestion. PARC NATIONAL DES TATRAS, Slovaquie Le parc se trouve dans le massif des Tatras, montagnes relativement jeunes (fin du Tertiaire) appartenant à la chaîne des Carpates. On y trouve un mélange d'espèces du nord et du sud de l'Europe, dont certaines sont endémiques. D'une superficie de 74.111 ha, la région a été classée parc national par la Loi de 1948 du Conseil national slovaque. Le parc est protégé par la Loi nationale de 1955, 1/SNR sur la conservation de la nature en tant qu'aire appréciée pour l'importance de ses ressources naturelles et de ses possibilités de loisirs, et la faible influence des activités humaines. La législation prévoit le zonage; le développement des activités de loisirs est limitée à une zone contrôlée. La chasse est interdite. Plus de 50% des terres sont propriété de l'Etat, le reste appartient aux communes, à l'église et à des particuliers. Plus de 4000 personnes vivent dans les trois villages du parc. Une partie de la zone centrale est utilisée traditionnellement pour le pâturage. Aujourd'hui, la principale pression exercée sur le parc est l'affluence des visiteurs dont le nombre atteint quatre millions par an. D'importants programmes de recherche et de sensibilisation du public ont été élaborés dans le cadre de la gestion du parc.
PARC NATIONAL DE YELLOWSTONE, Etats-Unis d'Amérique Yellowstone est un plateau volcanique des Montagnes Rocheuses qui contient le plus grand nombre (3000) de phénomènes thermaux spectaculaires. Etabli par le Congrès en 1872, c'est aussi le premier parc national du monde; il a maintenant une superficie de 898.349 ha de nature primitive. La Loi de 1916 sur le Service des parcs nationaux, vise à conserver le paysage remarquable et les ressources naturelles de Yellowstone tout en permettant l'accès du public et les loisirs. Le parc est divisé en zone naturelle, zone historique et zone vouée au développement. Un plan de gestion du feu a été adopté en 1976 par lequel les feux naturels brûlent librement dans 70% du parc. Trois millions de touristes visitent Yellowstone chaque année. Les 300 personnes participant à la recherche scientifique et à la gestion résident dans le parc.
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