Protected Areas and World Heritage Programme |
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| Protected Areas and World Heritage Programme |
Lignes directrices pour les catégories de gestion des aires protegée |
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Exemple de site de la Catégorie IV SANCTUAIRE D'ESPECES SAUVAGES DU LAC HALEJI, Pakistan Désignation nationale Le lac Haleji a été déclaré sanctuaire de faune et de flore sauvages en 1977 par l'Ordonnance de 1972 sur la protection des espèces sauvages du Sind. Le sanctuaire comprend les 1704 ha du lac et la zone de 5 km autour du lac, déclarée légalement zone tampon. La terre est propriété de la province du Sind. Base légale de la gestion En tant que sanctuaire de faune et de flore sauvages classé par l'Ordonnance de 1972 sur la protection des espèces sauvages du Sind, Haleji offre un site de nidification non perturbé aux oiseaux d'eau. Le but principal est de protéger les espèces sauvages et les ressources naturelles, le sol, l'eau et la végétation. L'accès au public et au bétail sont interdits, de même qu'habiter dans le sanctuaire, nuire aux plantes et aux animaux et polluer l'eau. Certaines activités peuvent être autorisées par le gouvernement de la province à des fins esthétiques ou scientifiques. Gestion in situ Les objectifs de la gestion sont de protéger les habitats pour les oiseaux résidents ou migrateurs, en particulier les oiseaux d'eau, et de fournir une infrastructure pour accueillir les naturalistes et le public et faciliter l'étude et l'observation des espèces sauvages. Le lac est dragué de temps à autre pour débarrasser le chenal principal de la vase; les vastes roselières sont coupées chaque année. Le foisonnement de certaines algues pose des problèmes de gestion. Géographie Haleji est un lac d'eau douce associé à des lagunes d'infiltration d'eau saumâtre reliées à des marais, situé dans un désert rocailleux à soubassement calcaire et gréseux. Il a été transformé dans les années 1930 de lagune saline collectant les eaux de pluie saisonnières dans une dépression peu profonde, en réservoir fournissant de l'eau d'appoint à Karachi. Il est maintenant relié par un canal au lac Kinjhar qui l'alimente. Valeurs pour la conservation de la nature Le lac abrite une abondante végétation aquatique et constitue un lieu d'hivernage et de nidification pour divers oiseaux d'eau. On a dénombré plus de 100.000 oiseaux y passant l'hiver. Quelque 222 espèces aviennes ont été recensées à Haleji et autour du lac. Valeurs sociales et culturelles Le lac alimente Karachi en eau douce 15 jours par an pendant l'entretien de Kinjhar. Il y a quatre petits villages et plusieurs campements de nomades dans la zone tampon. Le sanctuaire offre d'excellentes possibilités pour les activités de conservation, d'éducation et de recherche. Les installations mises à la disposition des visiteurs incluent un centre d'information et une tour d'observation. Motifs du classement dans la Catégorie IV (Aire de gestion des habitats/espèces) Haleji et les lagunes d'infiltration qui l'entourent sont protégés en tant qu'important site d'hivernage et étape pour les oiseaux d'eaux. Une intervention active est nécessaire pour que les chenaux restent libres et pour maintenir un habitat convenant aux oiseaux d'eau.
AIRE DE GESTION DES ESPECES SAUVAGES DU NORD, Arabie saoudite Désignation nationale L'aire de gestion des espèces sauvages du Nord, d'une superficie de 15 millions d'hectares, est propriété du gouvernement; elle comprend trois aires: Harrat al Harrah et Al Khunfah, désignées en 1987, et At Tubayq, ajoutée en 1989. Base légale de la gestion Le Décret royal No M/22 de juin 1986 charge la Commission nationale pour la conservation et la mise en valeur des espèces sauvages de conserver les espèces sauvages conformément aux lois d'Arabie saoudite. L'aire de gestion des espèces sauvages du Nord a été constituée dans le cadre du mandat légal de la Commission. Gestion in situ Les objectifs de la gestion sont d'interdire la chasse et le pâturage afin que la faune et la flore puissent se reconstituer, et de réintroduire les espèces éliminées ou disparues. Des mesures actives sont prises pour améliorer l'habitat notamment par l'irrigation et la plantation d'arbres, au bénéfice des populations d'espèces sauvages. Un programme de recherche écologique axé sur la gestion est en cours, incluant l'étude approfondie de l'outarde houbara. Les Bédouins sont autorisés à vivre dans une zone périphérique contrôlée et à y mener leur bétail mais ailleurs les établissements humains et le pastoralisme sont interdits. La chasse, y compris ses formes traditionnelles, l'abattage des arbres et l'exploitation des terres contraire aux objectifs de conservation sont interdits. Le tourisme n'est pas autorisé actuellement mais sera une option possible quand l'infrastructure nécessaire aura été mise en place. Géographie Le site se trouve au nord-ouest de l'Arabie saoudite, près de la frontière jordanienne. C'est un plateau basaltique accidenté de steppes désertiques et de djébel rocheux volcanique à une altitude de 850 m environ. Le relief présente des collines d'origine volcanique et des cratères, des coulées de lave, du sable et des plages. Valeurs pour la conservation de la nature Belle région de désert, rude mais spectaculaire, l'aire de gestion des espèces sauvages du Nord est un important biotope d'Arabie saoudite qui présente des exemples de sept types de végétation. Le site est intéressant pour sa faune de grands mammifères comprenant notamment d'importantes populations de gazelles goitreuses, de bouquetins de Nubie et d'outardes houbaras. L'edmi, l'hyène rayée, le renard famélique, le loup gris, le vautour oricou y sont également représentés. La région faisait autrefois partie de l'aire de répartition de l'oryx algazelle, de l'autruche et du guépard. Des plans de restauration de la faune originale sont en cours. Valeurs sociales et culturelles L'aire de gestion des espèces sauvages du Nord servait traditionnellement de pâturage aux Bédouins qui y menaient leurs troupeaux mais cette pratique a cessé dans 88% de la région afin de faciliter la reprise de la végétation naturelle. Les 12% restants sont une zone contrôlée encore occupée par les Bédouins pastoralistes. Motifs du classement dans la Catégorie IV (Aire de gestion des habitats/espèces) L'aire de gestion des espèces sauvages du Nord, vaste et reculée, est représentative de divers habitats du désert avec la faune et la flore qui y sont associées. La gestion vise principalement à protéger l'habitat, rétablir la faune originelle et éliminer les dégâts causés par le bétail. Des mesures actives sont prises pour améliorer l'habitat.
RESERVE DE GIBIER DE SELOUS, Tanzanie Désignation nationale Selous a été classé réserve de gibier de cinq millions d'hectares en 1922. La terre est propriété de l'Etat. Base légale de la gestion La réserve a été créée en application de la Loi de 1974 sur la conservation de la flore et de la faune sauvages qui prévoit la protection, la conservation et l'utilisation des espèces sauvages dans les réserves de gibier. L'accès, l'exploitation des espèces (y compris la chasse) et le pâturage du bétail sont soumis à autorisation du directeur de la réserve. Gestion in situ Une politique globale de conservation et un plan d'aménagement ont été préparés en 1990. Une politique de gestion des feux scientifiquement fondée a été décidée mais son application est sporadique depuis quelques années. Le principal but de la gestion est de lutter contre le braconnage. Selous a perdu 70% de sa population d'éléphants entre 1980 et 1990; les rhinocéros noirs sont près de l'extinction. Les autres activités incluent la surveillance écologique continue et un programme de recherche sur lequel sont fondés les quotas de chasse. La réserve est utilisée principalement pour la chasse sportive, autorisée sous licence dans 42 des 45 zones de gestion. Géographie Située dans le sud de la Tanzanie, la réserve est l'une des plus vastes aires protégées d'Afrique. Elle fait partie de l'écosystème de Selous qui comprend le parc national contigu de Mikumi et l'aire de gibier contrôlée de Kilombero. Une vaste zone de la réserve est drainée par la rivière Rufiji et ses affluents. L'altitude est comprise entre 100 m et 1200 m. Valeurs pour la conservation de la nature Selous contient la région boisée à miombos la plus vaste et la plus représentative, qui résulte probablement de l'activité humaine passée car c'est une formation climacique tributaire du feu. Le principal autre type de végétation est la prairie boisée à Terminalia. La réserve abrite d'importantes populations de grands animaux, notamment la plus vaste concentration d'éléphants, des hippopotames et des crocodiles. La réserve de Selous est peu perturbée depuis environ 70 ans car elle est à l'écart des routes et du rail et elle est infestée par la mouche tsé tsé. Valeurs sociales et culturelles Les habitants ont été évacués au moment de la création de la réserve et depuis, l'activité humaine y est minime. Quelques installations ont été construites pour accueillir les touristes mais le nombre de visiteurs est fortement limité par l'inaccessibilité de la réserve. Motifs du classement dans la Catégorie IV (Aire de gestion des habitats/espèces) Selous protège la plus importante région boisée à miombos qui soit. Cet habitat ne peut être préservé que par un régime de brûlis particulier. Sa préservation nécessite un programme de gestion des feux. La réserve est vaste et abrite d'importantes populations de faune et un grand nombre d'espèces menacées.
AUTRES EXEMPLES DE SITES CLASSES DANS LA CATEGORIE IV RESERVE NATURELLE DE LÜENEBURGER HEIDE, Allemagne Lüeneburger Heide, en Basse-Saxe, est l'un des derniers exemples de lande de basse altitude en Europe occidentale; c'est l'un des écosystèmes modifiés par l'homme les plus menacés. La réserve consiste en 19.720 ha de paysage modifié par l'homme, dont l'origine remonterait à 5000 ans. Lüeneburger Heide est protégé par l'Ordonnance de 1921 sur la conservation de la nature. Les activités susceptibles de modifier ou de détruire la lande sont interdites. Une grande partie du site appartient à la Verein Naturschutzpark (Société pour la conservation de la nature) qui le gère. Des associations locales et des particuliers participent activement à la gestion. La lande est activement entretenue en recourant à un ensemble de techniques, pâturage, emploi de substances chimiques et fauchage. Le feu n'est pas utilisé comme outil de gestion afin de ne pas endommager les genévriers. La réserve est divisée en zones afin de réduire au minimum la dégradation de l'environnement en confinant les trois millions de visiteurs annuels sur 14% du site et pour maintenir les communautés de végétation sérales. RESERVE ORNITHOLOGIQUE DU FJORD DE STAVNS, Danemark Stavns Fjord est une réserve ornithologique de 16.320 ha établie par Ordre ministériel en 1984 dans le cadre de la Loi de 1967 d'administration des espèces sauvages et de la chasse. Elle a pour but de conserver la faune avienne et l'environnement marin. Située au nord-est de Samso, la région est une importante aire de repos et d'alimentation pour les oiseaux d'eau et l'une des plus vaste aire de nidification de l'eider en Europe. La législation prévoit la préservation des espèces sauvages, notamment migratrices, et le contrôle de la chasse, de l'accès et de la circulation par les organes de gestion. L'agriculture et l'élevage à petite échelle sont autorisés sur quelques îles. Toute restriction au droit de propriété est pleinement indemnisée. La réserve est divisée en zones. L'accès du public à certaines zones est limité à l'époque de la reproduction des oiseaux. L'habitat est amélioré par une intervention active afin d'augmenter la population d'oiseaux nicheurs. |
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