Protected Areas and World Heritage Programme |
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| Protected Areas and World Heritage Programme |
Lignes directrices pour les catégories de gestion des aires protegée |
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Exemple de site de la Catégorie V PARC NATIONAL DE DARTMOOR, Royaume-Uni Désignation nationale Dartmoor a été établi parc national en 1951 en application de la Loi de 1949 sur les parcs nationaux et l'accès aux régions rurales. Le parc national, d'une superficie de 91.300 ha, appartient essentiellement à des propriétaires privés. Le droit d'accès au public existe de jure sur plus de 37.000 ha et par accord ou de facto sur 13.150 hectares. Le parc englobe trois réserves naturelles nationales, deux réserves naturelles forestières et 25 sites d'intérêt scientifique particulier, couvrant 29% de la superficie. Base légale de la gestion L'objectif, dans le cadre de la Loi sur les parcs nationaux et l'accès aux régions rurales, est de préserver la beauté caractéristique du paysage, de fournir un accès et des installations pour les loisirs de plein air, et de protéger les espèces sauvages et les lieux d'intérêt historique et archéologique. Les 37.000 ha de terres communales bénéficient d'une protection spécifique en vertu de la Loi de 1985 sur les terres communales de Dartmoor. La planification est strictement contrôlée; elle vise à protéger la région et à aider les formes durables de développement rural. Gestion in situ Le Comité du parc national de Dartmoor, relevant du Conseil du comté de Devon et conseillé par un organisme de droit public, la Commission des régions rurales, est chargé de la gestion in situ. Le Comité a la compétence de planifier l'aménagement du territoire et de gérer la conservation et les loisirs, compétence qu'il exerce souvent en accord avec les propriétaires privés. Des poneys, du bétail et des moutons paissent librement dans la lande à bruyères et les terrains accidentés. Les pratiques de l'agriculture traditionnelle de colline sont activement encouragées. La gestion du parc vise également à gérer la pression touristique, à sensibiliser les visiteurs et à aider les communautés locales. Géographie Dartmoor est un massif granitique exposé formant une vaste région de hautes terres vallonnées, drainées par les rivières qui y prennent leur source. Les "tors" de granite à nu sont caractéristiques. Les roches plus tendres du dévonien et du carbonifère qui entouraient le granite ont disparu sous l'effet de l'érosion, laissant des pentes abruptes et des vallées profondes. Valeurs pour la conservation de la nature Dartmoor est l'une des plus vastes régions d'habitats semi-naturels du sud de la Grande-Bretagne; le site a une faune et une flore diverses. Le parc présente des paysages variés: des zones rurales formées de prairies et de pâturages à basse altitude, avec de petits villages et des bois, des vallées profondes aux pentes boisées, des hautes terres à herbages ou à landes à fougères, genêts, airelles et bruyères et des tourbières. Au coeur de la lande, les bois isolés de chênes rabougris et les tors granitiques abritent des communautés de lichens. Valeurs sociales et culturelles On trouve dans la lande des huttes de pierre de l'âge du bronze (la plus forte densité dans le nord-ouest de l'Europe) et d'autres vestiges préhistoriques, ainsi que des maisons longues du moyen âge et de nombreux villages pittoresques dominés par des églises médiévales. Quelque 31.000 personnes vivent dans le parc et il y a dix millions de jours-visites par an pour des activités de loisirs. Motifs du classement dans la Catégorie V (Paysage terrestre/marin protégé) Dartmoor est un paysage de grande beauté et à la diversité biologique importante qui résulte en grande partie des pratiques d'agriculture traditionnelle de colline. Les habitats semi-naturels continuent d'être largement utilisés sur la base des pratiques agricoles traditionnelles mais ils sont de plus en plus importants pour les activités de loisirs. Le paysage est protégé; la planification est strictement contrôlée afin de veiller au maintien d'un mélange unique de patrimoine naturel et culturel formé par des siècles de présence humaine.
PARC NATUREL REGIONAL DE LA MARTINIQUE, Martinique (France) Désignation nationale Le parc naturel régional de la Martinique, d'une superficie de 70.150 ha, a été proclamé par Décret du 24 octobre 1974 et par Décret ministériel du 24 août 1976. Les régions montagneuses et la plus grande partie du littoral appartiennent à des propriétaires privés; le reste fait partie du domaine public. Base légale de la gestion En application du Décret 67-158 de 1967, les parcs naturels régionaux sont aménagés en vue de la protection de l'environnement, des loisirs et de la recherche. Gestion in situ Le parc naturel de la Martinique est géré principalement pour protéger le patrimoine naturel et culturel et soutenir et développer l'économie locale. Le zonage permet l'utilisation multiple du parc. Le développement rural est encouragé par des aides à la création de petites entreprises rurales. La gestion est coordonnée par un conseil consultatif comprenant des représentants des administrations locales et des communes. Les grands habitats naturels sont gérés par l'Office national des forêts. La chasse est interdite dans les nombreuses zones humides. Les programmes de vulgarisation et de loisirs sont surtout destinés à la population locale mais leur importance pour les touristes est également reconnue. Des matériels éducatifs sont mis au point et des sentiers sont aménagés pour les visiteurs. Géographie Le parc comporte deux régions distinctes qui forment 60% de l'île. Il englobe les parties montagneuses et volcaniques de l'île ainsi que des falaises, des lagunes, des plages et des récifs mais exclut les terres basses cultivées. L'altitude va du niveau de la mer à 1397 m. Valeurs pour la conservation de la nature La Martinique était autrefois couverte essentiellement de forêts humides, pluviales au-dessus de 500 m et brumeuses au-dessus de 800 m. La zone côtière est constituée de brousse à cactus, de forêts sèches et de mangroves. La faune et la flore sont caractéristiques des Caraïbes. L'île compte une espèce avienne endémique. La zone humide de la baie de Fort de France est d'importance internationale par ses oiseaux migrateurs. Les tortues pondent sur les plages au sud de l'île et les mangroves sont riches en mollusques et en crabes. Valeurs sociales et culturelles Des vestiges préhistoriques témoignent de l'occupation de l'île par les Indiens Arawak mais de nos jours, les habitants du parc sont d'origine française, africaine et antillaise. Les ruines de l'époque historique incluent des distilleries et des plantations coloniales du 17e siècle. Les ruines de la ville de St-Pelée se trouvent sur les flancs d'un volcan actif, le mont Pelée. Le parc contribue à l'économie locale par un écotourisme florissant et l'artisanat. Il est réputé pour ses sentiers pédestres, ses pistes cyclables et ses golfs. Motifs du classement dans la Catégorie V (Paysage terrestre/marin protégé) La Martinique présente une grande diversité d'écosystèmes allant des forêts brumeuses sur le mont Pelée, relativement intactes, à d'importantes zones humides et mangroves. Le paysage est marqué par l'occupation humaine depuis des siècles. Les ressources naturelles et culturelles du parc sont protégées; la terre continue d'être exploitée selon des modes traditionnels et utilisée pour les activités de loisirs, contribuant de façon importante à l'économie locale.
RESERVE NATIONALE DE PINELANDS, Etats-Unis d'Amérique Désignation nationale Pinelands a été déclaré réserve nationale en 1978 par la Loi fédérale de 1978 sur les parcs nationaux et les loisirs. La réserve couvre 438.210 ha dont 148.928 ha ont le statut légal d'aire centrale de préservation. La terre appartient à l'Etat ou à des propriétaires privés. Base légale de la gestion En application de la Loi fédérale de 1978 sur les parcs nationaux et les loisirs, les paysages et les ressources naturelles sont protégés; des dispositions sont prises pour l'accès du public et les loisirs. En 1979, l'Etat du New Jersey a adopté la Loi sur la protection de Pinelands qui crée la Commission de Pinelands, confirme le moratoire sur le développement incompatible durant le processus de planification et exige le respect du plan d'aménagement alors proposé. Gestion in situ Un plan d'aménagement a été formulé avec une large participation publique. La zone centrale "à vocation de préservation" est strictement protégée de l'impact des développements futurs et protégée par une zone tampon présentant un mélange de paysages naturels, de terres cultivées, de hameaux et de villes où le développement est autorisé selon des modalités respectueuses de l'environnement. Neuf aires de gestion ont été déterminées: les zones d'exploitation des ressources; les zones écologiques sensibles; les zones de production agricole; les zones de développement rural; les zones de croissance régionale; les villes et villages de pinèdes; les zones réservées aux installations militaires et fédérales. La politique d'aménagement du territoire vise à promouvoir des modes équilibrés, rationnels et compatibles d'utilisation des terres, offrant une large gamme de modes de vie et d'activités tout en protégeant les intérêts de la communauté. Les feux, fréquents depuis au moins 10.000 ans, sont un important facteur d'entretien des habitats. L'administration de la réserve est coordonnée par un organisme de droit public indépendant, la Commission de Pinelands, qui compte 15 membres. Géographie Pinelands se situe dans la plaine côtière atlantique du New Jersey. Le paysage de collines douces est formé d'une mosaïque de forêts, de marais et de tourbières; on y trouve la plus vaste nappe aquifère du milieu de la plaine atlantique. Les immenses ressources en eau souterraine et de surface sont d'excellente qualité. Valeurs pour la conservation de la nature Les types d'habitat incluent des marais salants, des marais à cèdres blancs, des tourbières à sphaignes et à airelles, des plaines à pins nains et des hautes terres à chênes et à pins; la flore comprend plus de 800 espèces. La réserve de Pinelands est particulièrement importante pour ses écosystèmes forestiers très peu perturbés et ses 71 espèces végétales menacées. Le sol bourbeux et infertile est peu propice au développement de la région, qui a préservé son caractère particulier. Valeurs sociales et culturelles La réserve contient plusieurs villes et villages et plusieurs sites archéologiques intéressants. La zone tampon compte 495.000 habitants. La cueillette d'airelles et de myrtilles est la plus importante activité économique de la réserve. Motifs du classement dans la Catégorie V (Paysage terrestre/marin protégé) La réserve de Pinelands, avec ses forêts uniques, ses ressources en eau, ses paysages et son agriculture locale, est un atout précieux pour la conservation. Le paysage est protégé; le développement a lieu dans les zones écologiques les moins sensibles.
PARC NATIONAL DE SETONAIKI, Japon Désignation nationale Setonaiki a été déclaré parc national en 1934 en vertu de la Loi de 1931 sur les parcs nationaux. D'une superficie totale de 62.757 ha, il comporte une zone centrale de 985 ha spécialement protégée. Base légale de la gestion Les objectifs de la Loi de 1957 sur les parcs naturels sont de protéger le paysage et de promouvoir son utilisation aux fins des loisirs et de la détente. Les constructions importantes ne sont pas autorisées dans les régions ordinaires mais peu de restrictions sont imposées aux activités industrielles et commerciales. Les aires de protection spéciale sont strictement protégées contre tout développement. Des "parcs marins" peuvent être désignés dans les parcs nationaux afin de préserver "la beauté du paysage marin". La pêche et la capture de formes de vie marines sont interdites, de même que la récupération de terres sur la mer, l'amarrage de bateaux, le déversement d'eaux polluées, l'altération du fond marin et l'exploitation minière. Gestion in situ Le parc englobe une mosaïque d'aires protégées jouxtant des aires non protégées qui continuent d'être exploitées à des fins industrielles et commerciales; cela rend extrêmement difficile le maintien de la qualité de l'environnement. Le parc est surtout géré pour ses paysages et ses activités de loisirs; les espèces sauvages importantes sont conservées dans des aires spécialement protégées. Les zones touristiques et à utilisation multiple constituent l'essentiel du parc. Géographie Setonaikai se trouve dans les 9,5 millions d'hectares de mer intérieure entourés par les îles d'Honshu Est, Kyushu et Shikoku Nord. Il inclut 6760 km de côtes et 3000 îles dans les détroits de Harima et de Iyo. Les côtes sont très découpées et présentent un relief de collines granitiques et des plages de sable quartzique blanc. Les détroits et les chenaux sont connus pour leurs fortes marées et leurs tourbillons. Valeurs pour la conservation de la nature Les îles sont dominées par des forêts côtières mixtes à pins noirs, pins rouges et cèdres du Japon. La forêt vierge unique du mont Misen, sur l'île de Miyajima est un mélange de pins noirs, de pins rouges du Japon et de sapins. Il y a également des exemples remarquables de forêts humides tempérées, à camphriers, chênes, cerisiers et érables. Parmi les mammifères, on peut citer 80 macaques du Japon sur Miyajima et le marsouin noir sans nageoire, localement rare. Plusieurs espèces aviennes hivernent; d'autres sont résidentes en été. Les récifs coralliens sont nombreux. Valeurs sociales et culturelles Voie de navigation importante, la mer intérieure a toujours eu une place de premier plan dans la culture et le commerce japonais. Kukai, prêtre et érudit qui a introduit une nouvelle école du bouddhisme au 9e siècle, a fondé de nombreux temples sur l'île. Les îles d'Awaji et de Shodo sont bien peuplées mais les îles sont à plus de 80% inhabitées. Les petites pêcheries traditionnelles ont été remplacées par de vastes ateliers de construction navale, des usines pétro-chimiques et des aciéries, tous situés hors du parc. L'agriculture est variée, allant des vergers de mandariniers aux champs de riz en terrasses. Plus de 50 millions de personnes visitent le parc chaque année, la destination la plus recherchée étant l'autel flottant situé au large de l'île de Miyajima. Motifs du classement dans la Catégorie V (Paysage terrestre/marin protégé) Les paysages terrestres et marins de Setonaiki sont magnifiques. Les îles, avec leurs nombreux temples et bâtiments historiques, témoignent de la culture japonaise et présentent une large gamme de coutumes et modes de vie locaux. La terre et la mer sont protégées aux fins de l'éducation et des loisirs.
AUTRES EXEMPLES DE SITES CLASSES DANS LA CATEGORIE V PARC NATIONAL DES CEVENNES, France La région des Cévennes, au sud du Massif central, a été classée parc national par Arrêté 70-777 dans le cadre de la Loi 60/708 relative à la création des parcs nationaux, pour ses paysages magnifiques et l'aménagement traditionnel du territoire. D'une superficie de 91.279 ha, il comprend une zone centrale et des zones tampons; une partie des terres appartient au domaine public, le reste à des particuliers ou à des collectivités. Les paysages naturels et culturels de la zone centrale ne doivent pas être altérés dans l'aspect et la composition mais la réglementation du parc ne s'applique pas à la zone tampon. Environ 600 personnes vivent dans la zone centrale dans des villages ou des fermes isolées et plus de 4.100.000 dans la zone tampon. L'élevage, l'agriculture rurale et la sylviculture sont les principales activités. Le parc reçoit plus de 60.000 visiteurs en été. ZONE D'INTERET PANORAMIQUE ET HISTORIQUE DE TAISHAN La zone d'intérêt panoramique et historique de Taishan comprend 50.000 ha de paysage forestier impressionnant, marqué par l'influence de l'homme depuis plusieurs milliers d'années. Le mont Taishan, qui s'élève brutalement à 1545 m au-dessus de la vaste plaine centrale de Shandong, est l'un des berceaux de la civilisation chinoise. La conjonction des valeurs naturelles et culturelles résulte d'une interaction harmonieuse entre les hommes et la nature. Le site jouit d'une protection légale en vertu de la Loi sur la protection des vestiges culturels, la Loi sur la protection des forêts et la Réglementation relative à l'administration des zones d'intérêt panoramique et historique. Les principaux objectifs sont de protéger la richesse des paysages et de la culture de ce site. La gestion est axée sur la préservation des vestiges culturels, des sites archéologiques et sur l'interaction harmonieuse entre l'homme et la nature. |
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