Protected Areas and World Heritage Programme |
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Liste des Nations Unies des Aires protégées 1997 |
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Introduction Les aires protégées apportent une contribution vitale à la conservation des ressources naturelles et culturelles de la planète. Elles ont aussi bien pour fonction de protéger des habitats naturels et la flore et la faune associées que de maintenir la stabilité écologique des régions qui les entourent. Les aires protégées peuvent être un moteur du développement rural et de l'utilisation rationnelle des terres marginales, procurant des revenus et créant des emplois dans les domaines de la recherche et de la surveillance, de l'éducation à la conservation de la nature, des loisirs et du tourisme. Pour toutes ces raisons, rares sont les pays qui ne disposent pas d'un réseau d'aires protégées. Toutefois, ces réseaux varient énormément d'un pays à l'autre, selon les besoins et les priorités, selon les différences entre les moyens législatifs, institutionnels et financiers disponibles. La gamme des services et valeurs des aires protégées est telle que certains objectifs de gestion sont incompatibles avec d'autres et l'on a donc assisté à l'apparition d'une pléthore de termes désignants les aires protégées dans les instruments juridiques nationaux. La Liste des Nations Unies a pour but de fournir une liste unique et définitive d'aires protégées, classées selon un système uniforme de catégories de gestion, défini par la Commission mondiale des aires protégées (CMAP) de l'UICN. Histoire de la Liste des Nations Unies La Liste des Nations Unies des parcs nationaux et réserves analogues a été établie selon le vou des Nations Unies et dans l'esprit d'une résolution sur «le développement économique et la conservation de la nature» adoptée par l'Assemblée générale à sa 16e Session, en décembre 1962. Cette résolution entérinait une résolution précédente (No 713) de la 27e Session du Conseil économique et social, tenue en 1959. Cette dernière résolution reconnaissait que les parcs nationaux et réserves analogues sont un instrument important de l'utilisation rationnelle des ressources naturelles et a débouché sur l'établissement de la première Liste mondiale des parcs nationaux et réserves analogues. L'UICN a joué un rôle central dans la préparation des deux résolutions et, depuis lors, est responsable de la compilation et de la mise à jour de la Liste. La Liste des Nations Unies est aujourd'hui compilée conjointement par la CMAP-UICN et le Centre mondial de surveillance continue de la conservation de la nature (WCMC). La version précédente de la Liste des Nations Unies des Parcs nationaux et des Aires protégées 1993 a été publiée en 1994. De plus anciennes éditions datent de 1961/1962, 1966 (version anglaise 1971), 1972 (ajout à la liste de 1966/1971), 1973, 1974, 1975, 1980, 1982, 1985 et 1990. De 1982 à 1994, le titre faisait référence tant aux parcs nationaux qu'aux aires protégées. Sur avis de la Commission mondiale des aires protégées (CMAP) de l'UICN, le titre actuel, Liste des Nations Unies des Aires protégées, a été adopté afin de souligner la vaste gamme de fonctions des aires protégées et d'éviter de mettre un accent injustifié sur l'expression «parcs nationaux». Pour la cinquième fois, le WCMC et la CMAP ont préparé ensemble la Liste des Nations Unies. La Commission mondiale des aires protégées de l'UICN Depuis sa création en 1960, la CMAP (anciennement Commission des parcs nationaux et des aires protégées - CPNAP) est devenue le plus grand réseau mondial d'administrateurs et d'experts des aires protégées. En janvier 1997, la CMAP comptait plus de 1500 membres dans 160 pays. Coordonnée de façon centralisée par un Comité directeur, elle bénéficie de l'appui du Programme UICN pour les aires protégées et ses objectifs sont les suivants :
Le réseau de la CMAP comprend actuellement 15 groupes régionaux et trois groupes thématiques (patrimoine mondial, aires protégées marines et aires protégées de montagne). Six groupes d'experts se penchent sur les avantages économiques, le financement, le tourisme, la formation, l'aménagement des réseaux et la gestion de l'information en rapport avec les aires protégées tandis que deux réseaux officieux étudient les aires protégées de prairie et la gestion des aires protégées karstiques et contenant des grottes. Le Programme de WCMC pour les aires protégées et paysages Le Programme du WCMC pour les aires protégées et paysages succède à l'Unité de données sur les aires protégées établie par la CPNAP, en 1981, dans le but de traiter la quantité d'informations qui ne cessait d'augmenter et d'aider la Commission à préparer des publications sur les aires protégées du monde entier. Le WCMC a notamment pour objectif de fournir des informations exactes et à jour sur n'importe quelle aire protégée, et sur tout réseau d'aires protégées, à ceux qui en ont besoin ou, s'il ne les possède pas, de localiser ces informations. Pour ce faire, le WCMC collabore avec les nombreuses agences qui, dans le monde entier, gèrent les aires protégées et avec les experts de la conservation et les scientifiques qui travaillent sur le terrain. Beaucoup sont membres de la CMAP. Le WCMC gère l'information sur les biens du patrimoine mondial au nom de l'UICN et de l'UNESCO et collabore avec le Bureau de la Convention de Ramsar (Convention sur les zones humides) pour ce qui est des zones humides d'importance internationale inscrites sur la Liste de Ramsar. Critères d'inscription Deux critères gouvernent l'inscription d'une aire protégée sur la Liste des Nations Unies: les dimensions et les objectifs de gestion. 1. Définition. Tous les sites inscrits sur la Liste des Nations Unies doivent satisfaire à la définition que l'UICN donne d'une aire protégée, soit: Une portion de terre et/ou de mer vouée spécialement à la protection et au maintien de la diversité biologique, ainsi que des ressources naturelles et culturelles associées, et gérée par des moyens efficaces, juridiques ou autres. 2. Dimensions. Pour de simples raisons pratiques, seules sont incluses les aires protégées de plus de 1000 hectares, à l'exception d'îles proches des côtes ou d'îles océaniques couvrant au moins 100 hectares, lorsqu'elles sont entièrement protégées. Mille hectares équivalent à 10 kilomètres carrés.L'édition 1997 de la Liste des Nations Unies comprend des sites classés dans toutes les catégories de gestion de l'UICN, de Ia/Ib à VI. Les aires protégées qui sont des sites Ramsar, des biens du patrimoine mondial naturels ou mixtes naturels/culturels ou des réserves de biosphère figurent dans les listes d'aires au bénéfice d'une désignation internationale. Certaines aires protégées apparaissent à la fois dans les listes nationales et internationales: par exemple, un parc national qui serait également inscrit sur la Liste du patrimoine mondial. Pour la première fois, la Liste des Nations Unies comprend 1470 sites reconnus comme Zones de Protection Speciale au titre de la Directive Oiseaux de 1979 de la Commission européenne. Les sites en question méritent d'être inscrits sur la Liste des Nations Unies car cette Directive contient des obligations strictes et juridiquement contraignante pour les Etats membres de l'Union européenne. Présentation de la Liste des Nations Unies Les sites qui satisfont aux critères d'inscription sont classés pays par pays, dans l'ordre alphabétique du nom anglais du pays. Pour chaque pays, les sites figurent par ordre alphabétique selon l'appellation nationale (en anglais également: National Parks, Nature Reserves, Wildlife Sanctuaries). Pour chaque site, quatre éléments d'information supplémentaires sont fournis:
Ces informations ne sont pas nécessairement complètes pour chaque pays: pour de nombreux sites, les coordonnées géographiques, par exemple, font encore défaut. L'année d'établissement reflète le moment où l'appellation légale est entrée en vigueur; dans certains cas, cette date peut être plus récente que la date de création, par exemple, lorsque l'appellation légale d'un site a changé. Le Centre mondial de surveillance continue de la conservation de la nature détient d'autres informations sur de nombreux sites. C'est uniquement pour des raisons d'ordre pratique que la Liste des Nations Unies de 1997 classe les pays dans l'ordre alphabétique anglais. Les lecteurs francophones et hispanophones trouveront, dans les lexiques, la traduction des noms des pays de français en anglais et d'espagnol en anglais. Pour aider les lecteurs à situer des pays particuliers, un titre courant est fourni en anglais. De même, les données figurant au début de chaque entrée de pays comportent un titre et des annotations en anglais seulement. Les termes équivalents à «Summary» et «Category» sont «Sommaire» et «Catégorie» en français et «Resumen» et «Categoría» en espagnol. Compilation de la Liste des Nations Unies de 1997 Depuis de nombreuses années, le WCMC et la CMAP rassemblent et gèrent des informations sur les aires protégées qui ont parfois été publiées. Ils reçoivent constamment de nouvelles informations qui, de plus en plus, sont portées sur Internet. Pour préparer la Liste des Nations Unies de 1997, le personnel du WCMC a passé en revue le matériel existant afin de réviser et de mettre à jour la Banque de données sur les aires protégées. Puis, en 1996, des projets de listes d'aires protégées au plan national ont été établis et communiqués aux organes nationaux responsables des aires protégées qui ont vérifié les informations et les ont mises à jour. Avec l'information reçue en retour, le personnel du WCMC a révisé sa Banque de données sur les aires protégées, résolvant toute question pendante en consultation avec les organes nationaux concernés ou avec des membres de la CMAP. Des projets de listes révisés ont alors été envoyés aux vice-présidents régionaux de la CMAP ainsi qu'au Programme UICN pour les aires protégées. Pour la plupart des pays, l'information publiée reflète la situation des aires protégées jusqu'à la fin de 1996 mais, dans quelques cas, des données relatives à 1997 nous ont été communiquées et figurent donc dans la présente édition. Au total, 512 organes de gestion ont été contactés et priés de passer en revue la liste des aires protégées. Dans le cas des États fédéraux, comme les États-Unis d'Amérique, les projets ont été adressés aux autorités d'État et lorsqu'il y avait plus d'un organe responsable des aires protégées, chaque organe a été contacté. Au total, nous avons reçu 190 réponses de 180 organes de gestion. Lorsque nous n'avons obtenu aucune information de source officielle, les données ont été puisées, dans la mesure du possible, dans des publications et autres sources d'information. Dans le cadre de l'exercice de cueillette de l'information, chaque organe de gestion a reçu un résumé qui décrivait brièvement le Système UICN de catégories de gestion et a été prié de classer chaque site dans la catégorie pertinente. Les catégories assignées par les organes de gestion ont été révisées par le WCMC et, en cas d'incertitude ou de désaccord, la CMAP a tranché et choisi la catégorie la plus appropriée. Des lacunes dans l'information Le Réseau mondial d'aires protégées évolue rapidement: on crée de nouvelles aires, on modifie les limites de celles qui existent tandis que d'autres disparaissent, détruites par le développement industriel, l'agriculture itinérante, les catastrophes naturelles ou les conflits civils. L'augmentation du nombre et de la superficie des aires protégées est un facteur important, certes, mais qui ne permet pas de dire si un réseau d'aires protégées remplit ses objectifs. Il faut aussi examiner l'efficacité de la gestion et, lorsqu'on évalue dans quelle mesure la gestion d'une aire protégée remplit les objectifs de la conservation, deux questions viennent à l'esprit qui ont un rapport avec:
Le Groupe d'étude de la CMAP sur l'efficacité de la gestion (Hockings, 1997) est en train d'étudier comment répondre à ces deux questions mais, pour l'heure, nous n'avons ni système, ni données suffisantes pour les étayer. Une étude récente du WCMC met en relief la paucité des données sur les investissements (tant en ressources financières qu'humaines) consacrés aux aires protégées (James et al., 1997). De plus, les informations, relativement rares, dont nous disposons indiquent que les investissements sont généralement trop insuffisants pour permettre une gestion efficace des aires protégées. C'est tout particulièrement le cas dans les pays les plus riches du point de vue biologique qui manquent souvent de ressources, entre autres financières. Cette constatation nous amène à une autre dimension qualitative qui n'est pas encore pleinement reflétée dans la Liste des Nations Unies: les aires protégées, alors même qu'elles ont une existence légale, peuvent très bien pâtir d'une gestion inefficace résultant, entre autres, d'investissements insuffisants. C'est le phénomène que l'on appelle parfois «syndrome du parc de papier». La Convention sur la diversité biologique offre un mécanisme qui permet d'améliorer l'information sur ce sujet important. Les pays Parties à la Convention sont, en effet, obligés de rédiger des rapports nationaux sur l'application de la Convention et contiennent, notamment, des données sur les investissements consacrés à la conservation de la nature. Chaque nouvelle édition de la Liste des Nations Unies s'enrichit de nouvelles informations. La présente édition comprend, par exemple, les aires gérées par le secteur forestier dans un but de conservation de la diversité biologique. Il faudra cependant encore beaucoup travailler pour faire en sorte que les activités de conservation d'autres secteurs - dans les aires protégées privées et sur les terres réservées aux populations autochtones, par exemple - soient dûment reconnues. Une étude du WCMC, en Afrique orientale et australe, révèle une contribution importante des aires protégées du secteur privé à la conservation de la nature (Watkins et Green, sous presse). En Afrique du Sud, par exemple, la superficie des aires protégées privées est supérieure à celle des réserves créées par le Gouvernement. Au Kenya, les réserves privées couvrent une superficie au moins équivalente à 25% du réseau national d'aires protégées. Nous souhaitons qu'en temps voulu, la Liste des Nations Unies puisse donner au domaine des aires protégées privées la place qui lui revient. On envisage aussi d'inclure, dans les éditions futures de la Liste des Nations Unies, des statistiques sur les visiteurs des aires protégées. Mais cela suppose que les organes de gestion des aires protégées adoptent des normes communes d'enregistrement des visiteurs et organisent la collecte des données. Le Groupe d'étude de la CMAP sur le tourisme et les aires protégées et le WCMC sont déjà en train de se préparer à piloter cette initiative. Caractéristiques de la Liste des Nations Unies de 1997 Les catégories UICN de gestion pour les aires protégées Tous les sites qui satisfont à la définition que l'UICN donne des aires protégées sont classés en fonction des six catégories de gestion définies par la CMAP-UICN (encadré 1). Les sites protégées au niveau national sont classés dans la catégorie UICN de gestion la plus appropriée, généralement sur la base d'objectifs de gestion juridiquement définis. Le classement dans une catégorie de gestion ne constitue pas un commentaire sur l'efficacité avec laquelle les objectifs sont atteints en pratique. Le système des Catégories UICN de gestion des aires protégées a été introduit par la CMAP en 1994, au moment de la publication de la Liste des Nations Unies des Parcs nationaux et des Aires protégées de 1993, trop tard cependant pour qu'il en soit tenu compte dans cette édition-là. C'est dans le cadre de la préparation de la présente édition de la Liste des Nations Unies que le classement selon les nouvelles catégories de gestion a été mené à bien et l'on peut dire que ce fut une entreprise d'envergure. Le processus de classement des aires protégées, selon le nouveau système a été long et difficile car il a fallu confronter les objectifs de gestion de chaque aire protégée au niveau national aux critères et lignes directrices qui régissent l'application des nouvelles catégories. Banque de données commune sur les aires protégées d'Europe Pour l'Europe, on a adopté un mécanisme de collecte de l'information différent. Le Conseil de l'Europe, l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) et le WCMC ont décidé, dans le cadre d'un partenariat, d'intégrer leurs banques de données sur les aires protégées en une Banque de données commune des aires protégées d'Europe. Cette banque de données est gérée par le WCMC, dans le cadre de la Banque de données mondiale du WCMC sur les aires protégées et tenue à jour grâce aux informations fournies par les Centres nationaux de référence des Etats membres de l'AEE, par l'intermédiaire de leurs Points de contact nationaux. Le Centre thématique européen pour la conservation de la nature participe directement à la validation des données et au processus de mise à jour. Des données très complètes ont donc été obtenues sur les aires protégées d'Europe et intégrées dans la présente édition de la Liste des Nations Unies. Importance d'une Banque de données mondiale sur les aires protégées La compilation de la Liste des Nations Unies est le mécanisme clé qui permet de tenir régulièrement à jour la Banque de données mondiale du WCMC sur les aires protégées et la Liste des Nations Unies elle-même est la principale publication qui en découle. Mais le WCMC et de nombreuses autres institutions et personnes utilisent la Banque de données a bien d'autres fins comme l'illustrent deux projets récents du WCMC. Le rapport du WCMC intitulé Biodiversity Conservation in the Tropics (WCMC, 1997) fournit une évaluation du degré de protection dont bénéficient les biotopes des régions tropicales et des orientations sur les moyens de classer les mesures de conservation par ordre de priorité d'un point de vue mondial à un point de vue national. Le document financé par la Banque mondiale et intitulé Protected Areas Systems Review of the Indomalayan Realm (ABC, 1997) a également beaucoup puisé dans les ressources de la Banque de données sur les aires protégées pour déterminer les zones clés d'Asie du Sud et du Sud-Est qui sont sous-représentées parmi les aires protégées. La Banque de données sur les aires protégée est utilisée par d'autres institutions telles que le World Resources Institute qui publie, deux fois par an, un résumé statistique sur les aires protégées dans ses rapports intitulés World Resources. La campagne du WWF «Des forêts pour la vie» a fixé l'objectif de protéger 10% des forêts de la planète. Les informations gérées par la Banque de données du WCMC sur les aires protégées permettent de suivre les progrès. |
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