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Entandrophragma utile

Meliaceae
Ebène africain, utile, assié, kilouka, mbel, sipo, efobrodedwo, ijebu

Distribution

Angola, Cameroun, Congo, Côte d'Ivoire, Gabon, Ghana, Libéria, Nigéria, Ouganda, République Démocratique du Congo, Sierra Leone.

Habitat

Cette espèce pousse dans diverses forêts basses.

Statut et évolution de la population

C’est une espèce répandue bien que sa répartition soit clairsemée et qu’elle soit rare ou absente d’endroits où l’on pourrait s’attendre à la trouver. Elle serait assez abondante à Mayombe (N’Sosso, 1995). Elle subit toujours une forte exploitation comme bois d’oeuvre dans toute son aire de répartition. La réduction du nombre d’arbres mûrs a probablement causé une érosion génétique.

La coupe excessive est également courante dans certaines parties d’Afrique Occidentale. En Ouganda, les populations sont confinées dans les forêts de Budongo et de Mabira, où l’espèce est extrêmement rare et proche de l’extinction (Okullo et al., 1997).

Rôle de l'espèce au sein de son écosystème

Menaces

Exploitation commerciale, utilisation locale, expansion des installations humaines et agriculture.

Utilisation

C’est une source importante d’acajou Africain, il est utilisé dans le travaux de construction intérieurs et extérieurs et dans la fabrication de meubles.

Commerce

En 1995, les espèces d’Entandrophragma étaient citées dans les exportations de contre-plaqué du Ghana, se vendant au prix moyen 334 US$/m³. Le Ghana a exporté 3000 m³ de bois scié de E. utile au prix moyen de 675 US$/m³. La République Démocratique du Congo a exporté l’espèce en placage au prix moyen de 665 US$/m³, elle a également exporté 3000m³ de bois scié au prix moyen de 442 US$/m³, et 18.000m³ de grumes, au prix moyen de 231 US$/m³. Le Cameroun a exporté 63.000m³ au prix moyen de 291 US$/m³. La Côte d'Ivoire a exporté l’espèce sous la forme de placage au prix moyen de 372 US$/m³ (ITTO, 1997).

Catégories de menaces de l’UICN

VU A1cd d’après Hawthorne (1995).

Mesures pour la conservation

Il existe des populations protégées et des restrictions sur l’abattage dans divers pays.

Gestion des forêts et sylviculture

La régénération est bonne après une perturbation et la plupart du temps on remarque que l’espèce nécessite plus de lumière et qu’elle tolère mieux les conditions sèches. Les taux de croissance sont parmi les plus lents du genre et les graines et les jeunes plants subissent des taux de mortalité élevés dus aux attaques d’insectes.

Références

Ake Assi, L. 1990. Annotated WCMC list of timber species for the Ivory Coast. (Côte d'Ivoire).

Hawthorne, W. 1995. Categories of conservation priority and Ghanaian tree species. (unpublished). 1-38.

Hecketsweiler, P.H. 1990. Incomplete list of the commercially exploited timber species of Congo (Brazzaville).

Hutchinson, J., J.M. Dalziel, & F.N. Hepper. 1927. Flora of West Tropical Africa. Published by the English Ministry of State for the Colonies.

ITTO. 1997. Annual review and assessment of the world tropical timber situation 1996. International Tropical Timber Organization.

Katende, A.B. 1993. Annotations to: TPU conservation status report for Uganda dated 29 Jun 1993. 33pp.

N'Sosso, Dominique. 1995. Contribution de N'Sosso Dominique au projet Conservation and sustainable management of trees. (unpublished). 24pp.

Okullo, J.B. et al. 1997. Completed data collection forms for woody plants of Uganda.

Songwe, C. 1990. Revised preliminary list of timbers of Cameroon with conservation categories.

Styles, B.T. & F. White. 1991. Meliaceae in Flora of Tropical East Africa. Rotterdam: A.A. Balkema. 68pp.

Thorne, J.M. 1979. Liberia. Part of appendix to: Possibilities and needs for conservation of plant species and vegetation in Africa. pp. 88. In Hedberg, I. (ed.). Systematic botany, plant utilization and biosphere conservation. Stockholm, Almqvist & Wiksell International. 88. Stockholm: Almqvist & Wiksell International.